C'est bien connu, la crise économique a amené les organisations à restreindre leurs dépenses ainsi qu'à retarder ou à réduire leurs investissements. Et les technologies de l'information (TI) s'avèrent l'un des secteurs les plus touchés. En effet, Gartner annonçait en juillet 2009 une baisse générale de 6 % des dépenses liées aux TI, et ce chiffre grimpe jusqu'à 16,3 % quand il est question du matériel informatique.
Parallèlement, on assiste à une tendance irréversible : le virage vert. Chacun prend conscience de sa responsabilité sociale et les organisations tant privées que publiques se préparent à se conformer aux futures normes en développement durable. Un virage qui entraîne certains investissements... Bien que ces deux problèmes semblent indépendants l'un de l'autre, le deuxième pourrait bien constituer une solution au premier.
En effet, la tendance du « Green IT », ou informatique écologique, s'avère une mesure de réduction de coûts des plus intéressantes. Qu'est-ce que le « Green IT »? C'est une démarche qui s'inscrit dans une stratégie de développement durable visant entre autres à diminuer les impacts sur l'environnement, à réduire les coûts et à améliorer la performance. Dans un contexte où une organisation réduit ses dépenses en énergie, elle réduit par le fait même ses frais de fonctionnement. Or, bien que cette solution apparaisse avantageuse, elle est encore peu envisagée. Pourquoi? L'équipement vert, peu connu du grand public, est souvent synonyme de lourds investissements financiers. Mais des investissements qui se révèlent rentables!
Des moyens à portée de main
Il existe de nombreux moyens de réduire la dépense énergétique du matériel informatique parmi lesquels on retrouve :
Fujitsu apparaît comme un précurseur en développement durable dans le domaine des TI. Ayant déjà mis en œuvre sa propre stratégie environnementale, elle aide ses clients à choisir des produits qui incorporent des technologies de refroidissement plus efficaces et d'autres spécifications qui permettent de réduire la consommation d'énergie. Elle a d'ailleurs développé toute une gamme de serveurs et d'ordinateurs à faible consommation énergétique. Par exemple, les ordinateurs de bureau ESPRIMO (dont certains ont une consommation nulle en mode veille) et les serveurs PRIMERGY (qui permettent une économie d'énergie pouvant aller jusqu'à 40 %).
Des résultats impressionnants
Penser vert, c'est beaucoup plus qu'être tendance. C'est un moyen de devenir une organisation responsable et de démontrer ses préoccupations environnementales, ce qui constitue un atout marketing indéniable. Plus encore, c'est un moyen de diminuer ses frais de fonctionnement, et donc de contrer les effets de la crise économique. En effet, si les mesures écologiques nécessitent un certain investissement au départ, les retombées sont impressionnantes : jusqu'à 50 % moins d'énergie consommée par l'équipement informatique par année, et donc beaucoup d'argent économisé.
D'après le rapport « The Next Wave of Green IT »1, publié en janvier 2009 par le CFO Research Services et Deloitte, 32 % des compagnies contactées avaient mis en œuvre un programme de type « Green IT » et 34 % pensaient à en instaurer un. Des chiffres qui en disent long sur la popularité croissante de cette démarche.
L'impact des investissements en développement durable est résolument positif, tant pour la planète que pour les organisations. Fujitsu et d'autres fournisseurs TI ont développé une technologie permettant de mettre en œuvre des démarches de type « Green IT ». Pourquoi ne pas en profiter, et investir aujourd'hui pour réduire les coûts de demain?
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1 Ce rapport présente les résultats d'une étude réalisée en 2008 auprès de grandes compagnies un peu partout dans le monde afin de connaître les changements en TI qu'elles avaient entrepris dans le but d'améliorer leur performance, de réduire leur impact environnemental et de baisser leurs coûts de fonctionnement.
Philippe Araujo
Analyste fonctionnel
MBA en gestion des technologies de l'information